Née à Buenos Aires en Argentine, Haydée Alba commence très tôt l'étude du chant classique avec Sofia Bandin et G. Parmigiani. Elle complète son apprentissage par des études de musique. En 1978, elle suit des cours d'expression théâtrale avec, entre autres, Adelaïda Hernandez Castagnino.
Tout particulièrement attirée par la musique populaire argentine, elle parcourt son pays pour mieux connaître la musique et les mots de la tradition. Elle étudie l'histoire du tango avec Roberto Selles, José Gobello et Hector Negro; et travaille son répertoire avec des compositeurs comme Léon Bernaros, Virgilio et Homero Exposito.
Haydée Alba débute sa carrière en chantant dans de nombreux théâtres à Buenos Aires. Elle se fait également connaître en présentant et animant une émission consacrée à la musique populaire sur la radio nationale argentine.
En 1986, le public parisien la découvre et l'applaudit pendant trois mois aux Trottoirs de Buenos Aires.
Dès lors, une carrière internationale commence pour elle, avec des tournées dans les pays de la Communauté Européenne (parmi eux, Angleterre, Allemagne, Finlande, Suède, Espagne, Italie, Pologne), ainsi qu'en Suisse, et au Canada. La France l'accueille aux Trottoirs de Buenos Aires, à la Maison de l'Amérique Latine, au Centre Pompidou, au Théâtre Dejazet, à l'amphythéâtre de l'Opéra Bastille, entre autres.
Ses concerts en tant que soliste à la radio :
* enregistrement et retransmission nationale
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| A l'invitation du Directeur de l'Opéra Nationale de Paris, Hugues Gall , elle a donné, 10 concerts à l'Amphithéâtre de l'Opéra Bastille (fin décembre 1999), entourée de quatre musiciens et un orgue de barbarie. |
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Elle a également eu la chance de rencontrer, grâce à sa participation dans des créations de spectacles, des artistes représentants d'autres univers artistiques comme : Alfredo Arias, Marilu Marini, Rodolfo Desouza, Georges Moustaki, Elisabeth Chojnacka, Wilfride Piollet, Jean Guizerix, Jean-Pierre Bernès, René de Céccatti, entre autres.
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En 1995, nouveau succès et nouvelle nomination pour les Molières avec le Faust Argentin d'Alfredo Arias, spectacle dans lequel Haydée Alba interprète le rôle de Marguerite (180 représentations). |
Elle a enregistré de nombreux disques en tant que soliste, ainsi que dans les spectacles auxquels elle a participés.
Quelques autres scènes françaises qui ont accueilli Haydée Alba en tant que soliste, ainsi que avec les spectacles auxquels elle a participés :
Théâtre du Rond-Point, salle Jean-Louis Barrault, Paris, la Comédie des Champs-Elysées, au Théâtre de la Colline, Théâtre de la Ville de Paris, Théâtre de Mogador, La Cigale, Théâtre Montparnasse,Théâtre de Nîmes, Arsénal de Metz (salle de l'Esplanade), Espace du Pin Galant (Mérignac), Théâtre municipal de Roanne, Scène Nationale de Sens, Théâtre "La Coupole", Théâtre de Suresne, Salle Nougaro (Toulouse), Scène Nationale de Fécamp, Théâtre Jean Le Bleu (Manosque), Sommet européen 1889 (Strasbourg), Café de la Danse, France Musique (Nuit du Réveillon), Festival de Montauban "Alors chante", Festival d'Argenteuil "Autour de la voix", 10ème Marché de la Poésie (Saint-Sulpice), Festival de la Loire, Centre culturel de L'Haÿ les Roses, Centre culturel de Boulogne-Billancourt (1991 - 2002), Convention bi-annuelle Mercedez-Benz, Le Bal de la Rose (organisé par Caroline de Monaco, 1996 et 1997), L'hexagone (Grenoble), Nantes, Musicora (1990 - 91 - 92), FIAP, Chaire Goya carrefour universitaire méditerranéen (Nice), Festival Culturamérica à Pau, Théâtre l'Atrium de Chaville (salle Robert Hossein)
Lorsque Haydée Alba chante, ce n'est pas seulement une chanteuse au timbre et à l'art exceptionnels que l'on entend : on croit assister à l'incarnation miraculeuse de l'émotion musicale. A travers elle, tous les fantômes d'Argentine visitent Paris. Les théâtres où frémit sa voix d'une cristalline puissance sont les refuges de spectres poétiques, venus de si loin et soudain si proches du coeur de chacun de nous. Haydée Alba est un médium. Envoutée et envoûtante, possédée, elle nous possède, quand elle nous arrache les larmes, c'est sans pathos. Elle dit des mots, elle transmet la musique, leur restituant leur essence, parfaite, dépouillée, rigoureuse, unique.
Alfredo Arias, Paris, le 30 juin 1993